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Je quitte mon travail

Adieu joie d’avoir trouvé rapidement un travail et bonjour début de galère.

Pour être honnête et franche, je me suis bien faite baisée. C’est grossier mais c’est l’état des choses.

J’ai été recrutée pour un programme de formation qui propose une formation sur 6 mois en entreprise à l’issue de laquelle j’obtiens un titre bac+2 et une possibilité d’embauche. Sur le papier c’est génial. J’ai trois grands axes de missions dans mon projet, celui-ci que je devrais présenter pour l’examen du titre.

Arrivée dans l’entreprise, on me dit que mes missions sont plus larges que prévues et que c’est normal. Ok. Pourquoi pas. Je me retrouve à faire des choses plus illogiques les unes que les autres, construire un site web de a à z, prendre des notes pendant que ma directrice parle au téléphone. Mais bon j’en avais déjà parlé dans un autre article.

J’ai essayé d’en discuter avec ma directrice, je suis en tord je ne comprends rien.

A l’issue de deux mois en entreprise je me retrouve dans le centre de formation responsable du titre pour mes deux premiers jours de formation ‘officielle’. Je discute avec les autres stagiaires, je discute avec les formateurs, je discute avec le responsable : voilà, je me fais avoir. Largement. Complètement.

Je m’attendais à avoir des gens qui me pousseraient, me motiveraient à fond. Je m’attendais à ce qu’on me remette un peu à ma place en me disant qu’il faut que je m’accroche et que si nous discutions avec ma directrice tout irait mieux.

Alors, pas de chance cette fois, je trouverais peut-être mieux ailleurs. Je suis toujours aussi motivée pour aller de l’avant et faire ma place dans une entreprise.

Comment faites-vous face au chômage ? A l’echec ?

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Uncategorized·vie personnelle

Devenir Maman

J’aimerais devenir maman.

Ce n’est pas un projet fou. J’ai 25 ans. Selon les profils ça peut paraître jeune. Ou vieux.

Il y a deux profils qui m’entourent. Mes amies qui sont en couple et ont déjà leurs premier bébé entre les bras qui me racontent le bonheur d’être maman. La joie de tenir ce petit-être dans les bras. Et puis il y a les amies célibataires qui me racontent des horreur et mettent en valeur leur indépendance, voyage et autre.

J’ai passé les quatre dernières années à vivre dans un pays puis l’autre. Je suis mariée depuis presque 2 ans. Nous avons fait ce choix récent de revenir en France pour nous poser. Pour acheter une maison dans le futur, débuter une carrière, et peut-être avoir un bébé.

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Photo by Pixabay on Pexels.com

Mais voilà. Quitte à être francs et ouvrir son cœur, ça fonctionne pas. La première fois qu’il y a eu un gros retard (une semaine) j’avais le cœur battant, les mains moites, je n’arrêtais pas d’en parler avec mon compagnon. Je relativisais, faisais semblant que ça ne me touchait pas tant que ça alors que l’excitation me rongeait de l’intérieur. Après 7 jours, j’ai fais le test. Négatif. Les règles sont tombée quelques jours plus tard. J’ai pleuré.

C’est à ce moment là que je me suis rendue compte à quel point je voulais être maman. J’ai envie de partager ça avec mon mari, avoir ce petit être que nous partagerons. Nous sommes fusionnels, des meilleurs amis, nous avons discuté longtemps et lui aussi en veux un.

Je ne sais pas si c’est normal, si je me met trop la pression. Je sais juste que je n’y arrive pas. Et c’est difficile. Je suis une femme, je devrais réussir ce genre de choses. Et non. Un poids se pose peu à peu sur mes épaules.

J’entends assez peu de femmes parler de ce genre de situation. J’entends des femmes raconter leurs grossesses surprise, raconter qu’elles sont tombées enceinte le premier mois. J’ai cette belle-sœur qui tombe enceinte alors qu’elle prend la pilule. Et moi je reste là, à ronger mes ongles.

Surtout je n’en parle pas autour de moi. Pas envie que Belle Maman vienne me donner des conseils ou me pose des questions. Pas envie que mes sœurs me plaignent sachant qu’une de mes sœurs va bientôt faire une FIV. Mes amies enceintes, je ne dis rien, jalouse. Ma meilleure amie, je me suis confiée. Elle m’envoie désormais des faits pour me décourager.

« Tu savais qu’un bébé utilisait à peu près 12 couches par jour au début ! Le gouffre »

« Tu vas tellement être déformée après »

Merci bien mais non.

Que faire ? Je regarde mes pieds, j’ai honte.

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Négativité au travail

Petit zoom sur la négativité au travail,

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Meilleur est ton environnement, mieux tu peux étendre tes ailes. Il est parfois compliqué de se développer personnellement dans un environnement fermé.

Mon nouveau travail a tout pour me plaire, petite équipe, responsabilités, contact social, informatique, médias sociaux, bref la totale. J’ai vu la fiche de poste et j’ai sauté dessus pieds en avant, avec un énorme sourire et l’excitation au ventre.

Premiers jours niquel puis vient les murmures. On m’explique gentiment de me méfier de la boss. On me jette des sourire encourageant. On me parle des quatre autre filles qui sont reparties en pleurs, en dépression et les jambes au cou.

Aucun à priori malgré les ragots que j’entends souffler dans mon dos. Je travaille dans mon coin. Création de site web, devis, factures etc. Pas mal de responsabilités et un gros rapport de temps. J’ai le nez dans l’écran.

Puis on me donne les téléphones, je joue standardiste sur deux lignes différentes. Et à chaque fois que je prends un appel, la boss me pose des questions pendant que la personne me parle au téléphone. Difficile de se concentrer. Je prend en note les réunions, déplace les rendez-vous, gère les plannings… fin de la journée, j’ai à peine pu travailler. Et là Madame la Boss vient voir ce que j’ai fais aujourd’hui. « Tu n’as pas beaucoup avancé ».

Je ne dis rien. Le lendemain, un peu moins d’appels, mais la boss parle non stop des chaussures qu’elle achète en ligne, s’amuse avec sa tablette tactile et me parle non-stop. Mon cerveau bout.

Je ne sais plus quoi penser. Après un mois à travailler au sein de cette équipe je ressens une tension palpable. Est-ce que cette entreprise est pour moi ? La boss est intenable, parle constamment, vient critiquer mon travail dans un domaine qu’elle ne maîtrise pas et passe son temps à critiquer chaque membre de l’équipe. Elle sait mieux, tout, mieux que tout le monde.Mes deux collègues sont charmantes, quoi qu’au bout du rouleau, critiquent la boss dans son dos et subissent une pression constante.

Je ne suis pas certaine d’arriver au bout de la période de 6 mois d’essai. Je ne suis pas sure de tenir moralement.

Aller au travail avec aucune motivation ? Vous faites quoi ?

vie personnelle

Cette semaine

Cette semaine a été une semaine de boulot. Une belle semaine où même lorsque je rentrais du travail j’avais encore le travail dans la tête. On donne des responsabilités en veux-tu en voilà et moi ça me trotte dans la tête. Fermer les locaux, mettre l’alarme, passer après chaque intervenant pour vérifier que tout c’est bien passé.

Enfin bref. En rentrant à la maison, on me demande de l’attention, de la bouffe, de l’eau, du temps. J’arrive au moment où j’ai du temps pour moi et il fait nuit. Pas assez de lumière pour peindre ou dessiner, j’arrose rapidement mes plantes et je me retrouve bras ballants.

J’accroche un livre et mes yeux papillonnent. Il est déjà 22h30. Réveil le lendemain à 7h, je lâche l’affaire je vais me coucher. J’essaie d’échapper à mes responsabilités comme un bébé hippopotame fuit les oiseaux (images à l’appui) : mal

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vie personnelle

Les salles de sport

C’est une mauvaise journée. Après avoir écumé les salles de sport du coin, je n’en reviens pas.

Ici les salles sont au minimum à 50euros par mois (voir même 80euros). Pour un engagement d’un an. C’est énorme. Alors on nous vends partout qu’il faut faire du sport que c’est bon pour la santé patati patata… Bref. Pour quelque chose de si important pour nous comment ce fait-il que ce soit si peu accessible ?

Nous ne sommes pas du tout encouragés à prendre soin de nous. Je ne suis pas une grande sportive, il me manque une certaine motivation pour me lancer et là, c’est plutôt décourageant.

Sur la côte d’Azur, courir sous le soleil c’est pas vraiment faisable, surtout en néophyte comme moi. Faire du sport chez soi, c’est pas sympa pour les voisins d’en dessous qui vont rapidement en avoir mal. Alors quoi ? Une salle de sport à 50euros par mois ? Ou on laisse tomber ?

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J’aimerais bien pouvoir vous dire que je ne suis pas démoralisée mais je fais quoi ? Un renouveau, une remise en question part aussi sur des bonnes bases, sur une volonté de recommencer de se reconstruire. Mais cela a visiblement un prix. Sans compter l’achat de vêtements, chaussures et autres nécessités…

Il va falloir calculer un budget. Et je ne pensais pas le faire pour chaque simple activité dans laquelle j’allais me lancer aujourd’hui…

 

vie personnelle

Perdre la ligne

Être adulte c’est plein de petites choses qui te revienne dans la tête. Prendre de poids ? Ta faute. Faire du sport ? Ta responsabilité. Manger sainement ? Ta motivation. Et si tu n’y arrives pas ou ne trouve pas le temps ? Il y aura forcément des gens pour te dire que c’est juste une question d’organisation.

Après avoir vécu dans quatre pays différents, avoir du déménager cinq ou six fois sur les 4 dernières années, avoir eu des soucis d’argent, je n’ai pas vraiment eu le temps de penser à moi. Je suis passée de petite mince à petite normale. La plupart des gens me trouvent  »pas grosse » mais c’est pas suffisant. Car je me suis vue grossir à manger des pâtes car c’est pas cher, à manger des sous-marques plus grasses, à manger irrégulièrement à cause d’horaires de boulot incohérents.

Mais c’est de ma faute car j’aurais du mieux m’organiser ?

Aucune idée. Je ne sais pas si c’est de ma faute mais en soi j’ai toujours essayé. Si je n’avais pas les moyens de me prendre un abonnement de sport, je faisais quelques exercices à la maison. Pas le temps de faire les exercices ? Je prends les escaliers au boulot plutôt que l’ascenseur.

J’ai toujours essayé de faire mes propres repas. De manger équilibré même si les légumes ont largement déserté mon régime alimentaire en Irlande par leur prix et leur pauvre qualité. D’éviter les restaurants (notamment en Espagne, trop trop gras !).

Au final, je me sens responsable de mon corps. Responsable de voir que je n’ai pas de muscles, que j’ai des vergetures et de la cellulite à 25 ans. Je suis responsable de mon manque de tonicité, de mon manque de souplesse, de mon manque de beauté tout simplement.

Je vois des tas de pub absolument partout avec des femmes musclée, tonifiée, rayonnantes. Je les vois faire des cures de pilules, des detox de thé vert, des séances de sport tout les deux jours. Sérieux ? Où est-ce que vous trouvez le temps ?

Je suis la seule à faire du 9h-17h45, rentrer à 18heures passé devoir m’occuper de la maison, de faire la bouffe et d’être claquée ? Je suis sincèrement admirative et je pense que je me brime toute seule en pensant que vous êtes des sortes de WonderWoman.

Pour celles qui ont vécu ça ou on cherché à changer, quel a été votre déclic ? Comment vous vous êtes organisées ? Est-ce que ça fonctionne ?

Je suis perdue.